🔍 Décryptage : Ce qui change en août 2026 ☎️ 1er changement : le démarchage téléphonique commercial sera interdit à partir du 11 août, comme le rapporte Ouest-France. Concrètement, les entreprises ne pourront plus vous appeler, vous envoyer un SMS ou un e-mail à des fins commerciales, sauf si vous êtes déjà client ou si vous avez donné votre accord. Les entreprises qui ne respectent pas cette règle risquent jusqu'à 75 000 € d'amende par appel et les contrats conclus à la suite d'un démarchage illégal pourront être annulés. Les abus pourront être signalés sur SignalConso. 🤑 2e changement : le taux du Livret A, le livret d'épargne préféré des Français, passe de 1,5 % à 1,7 % dès le 1er août. Si vous avez 10 000 € sur votre Livret A, vous gagnerez 170 € d'intérêts à la fin d'année, soit 20 € de plus qu'avec le taux actuel. La hausse du taux du livret A s'explique par la hausse de l'inflation, donc la hausse générale des prix, puisque son taux est en partie calculé là dessus. A noter que le Livret de développement durable et solidaire profite de la même revalorisation, tout comme le Livret Jeune. 💼 3e changement : l'allocation de rentrée scolaire sera versée le 18 août en métropole, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique, et dès le 4 août à Mayotte et à La Réunion. Destinée aux familles modestes ayant un enfant de 6 à 18 ans, elle atteint en moyenne environ 450 €. 🚗 4e changement : l'aide de 100 € destinée aux "grands rouleurs" est prolongée jusqu'au 31 août. Elle s'adresse aux travailleurs modestes qui parcourent au moins 15 km pour un trajet domicile-travail ou plus de 8 000 km par an dans le cadre de leur activité. Les demandes se font sur impots.gouv.fr. 🔌 5e changement : le prix de l'électricité augmente en moyenne de 2,5 % à partir du 1er août, soit environ 26 € de plus par an pour près de 19 millions de foyers. Cela concerne ceux qui payent l'électricité au tarif réglementé, donc quand le prix est fixé par l'État et non par le marché. Pour vérifier si vous êtes concerné, vous pouvez vous connecter à votre espace client et voir si votre offre est au tarif réglementé ou non.
Gianni Infantino voulait faire entrer des investisseurs privés dans le business du football mondial. Finalement, c'est peut-être lui qui pourrait être invité à sortir. Le président de la FIFA a abandonné son projet de créer une société commerciale ouverte à des capitaux privés, après seulement quelques jours de polémique. Mais ce rétropédalage n'a pas suffi à calmer la fronde : plusieurs confédérations réclament désormais des comptes et envisagent ouvertement son départ. Le projet consistait à créer une entreprise baptisée FIFA Forward Enterprise, chargée de gérer une partie des activités commerciales de la FIFA, notamment autour de la Coupe du monde et de ses autres compétitions. Des investisseurs privés auraient pu acheter jusqu'à 20% de cette société pour environ 4,2 milliards de dollars. Parmi les candidats potentiels figurait notamment un fonds dirigé par Joshua Kushner, frère de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump. Le problème est que Gianni Infantino aurait préparé ce projet presque seul, sans véritable consultation des fédérations membres ni même de plusieurs hauts responsables de la FIFA. Son conseiller principal, Carlos Cordeiro, a démissionné en affirmant n'avoir joué aucun rôle dans la proposition et s'y opposer totalement. Le numéro trois de l'organisation, le Français Kevin Lamour, a lui aussi dénoncé le « projet d'une seule personne ». Quand même vos principaux collaborateurs découvrent votre plan presque en même temps que le public, la réunion d'équipe du lundi matin risque d'être légèrement tendue. Face à la contestation, Gianni Infantino a donc annoncé l'abandon du projet. Mais son communiqué a été publié en son nom propre, et non au nom de la FIFA. Un détail qui illustre son isolement croissant au sein de l'institution. La contestation la plus forte vient de l'UEFA. La confédération européenne avait menacé de boycotter les futures compétitions de la FIFA si le projet était maintenu. Elle affirme désormais avoir « perdu confiance » en Gianni Infantino et estime que les responsables doivent rendre des comptes. La Concacaf, qui représente l'Amérique du Nord, l'Amérique centrale et les Caraïbes, réclame elle aussi une remise à plat complète de la gouvernance de la FIFA. Même la Confédération asiatique a demandé davantage de transparence. Le Qatar reste toutefois l'un des rares soutiens clairement affichés d'Infantino. Sa fédération a salué le retrait du projet, tout en estimant que la proposition « avait du mérite » et en renouvelant sa confiance au président. Au fond, le débat dépasse largement cette seule opération financière. Depuis son arrivée à la tête de la FIFA en 2016, Gianni Infantino a considérablement développé les revenus de l'organisation, élargi la Coupe du monde à 48 équipes et créé une Coupe du monde des clubs à 32 participants. Il envisagerait désormais une Coupe du monde à 64 équipes dès 2030. À ce rythme, il faudra bientôt organiser un tour préliminaire pour déterminer les pays qui ne participent pas. Cette stratégie permet à la FIFA de distribuer davantage d'argent à ses 211 fédérations membres, ce qui a longtemps renforcé le pouvoir d'Infantino. Mais ses opposants lui reprochent une gouvernance trop personnelle, opaque et constamment tournée vers la création de nouvelles recettes. Les prochaines élections présidentielles de la FIFA sont prévues en mars 2027. Jusqu'ici, Gianni Infantino était le seul candidat déclaré et semblait assuré d'obtenir un nouveau mandat. Désormais, plusieurs noms circulent pour lui faire face, notamment Victor Montagliani, président de la Concacaf, et Mattias Grafström, secrétaire général de la FIFA. Les statuts permettent même de convoquer un congrès extraordinaire si au moins un cinquième des 211 associations membres le demande. Une majorité simple de 106 voix pourrait alors théoriquement provoquer sa révocation. À la FIFA, le projet est enterré, mais la prolongation politique ne fait peut-être que commencer…