Les faits 👉 La FIFA, l'instance dirigeante du football mondial, est accusée de vouloir "vendre des parts de la Coupe du monde" à des investisseurs privés, dont des proches du président des États-Unis Donald Trump, comme l'a révélé ce mardi le journal The Times, avant que cela ne soit confirmé par un communiqué. 🔍 Le projet : créer une nouvelle société, baptisée "FIFA Forward Enterprise" qui regrouperait ses activités commerciales comme les droits de diffusion, le sponsoring, la billetterie, ainsi que l'organisation de ses compétitions, notamment la Coupe du monde. La FIFA garderait le contrôle exclusif de cette société, mais environ 20% de son capital serait ouvert à des investisseurs privés. Officiellement, l'objectif est de financer le développement du football mondial. 💶 Avec ce nouveau projet, si des investisseurs privés entrent au capital, la FIFA promet de débloquer plus de 10 milliards de dollars sur quatre ans. Selon le journal The Times, la FIFA aurait fixé aux fédérations une date limite, le 19 septembre, pour se prononcer sur ce projet. Celles qui l'accepteraient recevraient environ 40 millions de $, contre beaucoup moins pour les autres. Pourquoi ce projet fait polémique ? ⚽️ Certains observateurs s'interrogent sur l'intérêt d'ouvrir son capital à des investisseurs privés. Pour l'UEFA, l'instance qui dirige le football européen, "l'âme et la gouvernance du football ne sont pas des actifs à marchander", comme c'est écrit dans un communiqué. 🇺🇸 Aussi, le groupe d'investisseurs qui pourrait racheter une partie de la FIFA serait dirigé par le fonds "Thrive Eternal", créé par Joshua Kushner, le frère de Jared Kushner, qui est lui-même le gendre de Donald Trump. 💰 Une fois son mandat terminé, Gianni Infantino pourrait devenir le patron de cette nouvelle société. Il pourrait toucher alors environ 64 millions de dollars par an, près de dix fois son salaire actuel.
L'économie européenne devait ralentir au deuxième trimestre 2026. Finalement, elle a décidé de surprendre les économistes, ce qui reste l'une de ses activités préférées. Entre avril et juin, le produit intérieur brut de la zone euro a progressé de 0,4%, alors que les analystes prévoyaient seulement 0,2%. Dans l'ensemble de l'Union européenne, la croissance atteint même 0,5%, après seulement 0,1% au premier trimestre. Sur un an, le PIB progresse de 1% dans la zone euro et de 1,2% dans l'Union européenne. Malgré la hausse des prix de l'énergie, les tensions géopolitiques et les perturbations commerciales, l'économie européenne résiste donc mieux que prévu. La différence entre la zone euro et l'UE ? L'Union européenne regroupe tous ses États membres, tandis que la zone euro désigne uniquement ceux qui ont adopté l'euro comme monnaie. L'Union européenne compte 27 pays, tandis que la zone euro n'en regroupe que 21, ceux qui utilisent l'euro. Les six pays de l'UE hors zone euro sont la Tchéquie, le Danemark, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Suède. Revenons à la croissance. Derrière cette moyenne encourageante se cache une Europe qui avance à plusieurs vitesses. Certains pays roulent en TGV, tandis que d'autres semblent encore chercher le bouton permettant de desserrer le frein à main. En tête du classement, l'Irlande affiche une croissance spectaculaire de 3,9% sur un trimestre. À elle seule, elle aurait ajouté environ 0,1 point à la croissance de l'ensemble de la zone euro. Cette performance doit toutefois être interprétée avec prudence. L'économie irlandaise accueille les sièges européens de nombreuses multinationales, notamment dans la technologie et l'industrie pharmaceutique. Le déplacement de leurs bénéfices, de leurs actifs ou de leurs droits de propriété intellectuelle peut donc provoquer d'immenses variations statistiques. Le PIB irlandais avait d'ailleurs chuté de 7% au premier trimestre avant de rebondir de 3,9%. Ce phénomène a été surnommé « l'économie du farfadet », en référence au célèbre lutin irlandais. Un nom presque poétique pour dire que les chiffres peuvent parfois cacher un petit tour de magie comptable. Derrière l'Irlande, la Lituanie enregistre une croissance de 1,7% et la Suède de 1,4%. Le Portugal réalise également une belle performance, avec une hausse de 0,8%, soutenue par la consommation des ménages et une amélioration du commerce extérieur. Mais parmi les grandes économies européennes, c'est surtout l'Espagne qui se distingue. Son PIB progresse de 0,7%, soit plus de trois fois le rythme de la France, de l'Allemagne ou de l'Italie. Les trois principales économies de la zone euro progressent toutes de 0,2%. L'Allemagne ralentit après 0,4% au premier trimestre, mais fait légèrement mieux que prévu. Sa croissance repose principalement sur les exportations, tandis que la consommation intérieure ralentit et que l'investissement recule. L'Italie avance également de 0,2%, contre 0,3% précédemment. Elle reste toutefois particulièrement vulnérable à la hausse des prix énergétiques, en raison de sa dépendance aux importations. Et puis il y a la France. Après avoir reculé au trimestre précédent, l'économie française retrouve une croissance positive de 0,2%. C'est mieux que la contraction, mais deux fois moins que la moyenne de la zone euro et largement moins que l'Espagne ou le Portugal. La consommation des ménages se redresse légèrement, mais l'investissement reste faible. Les entreprises hésitent à acheter de nouvelles machines, construire des usines ou développer leurs capacités dans un environnement marqué par l'incertitude politique, les taux élevés et une demande encore fragile. En clair, l'économie française a redémarré, mais elle roule toujours en première. Aux États-Unis ? La croissance au deuxième trimestre a marqué le pas sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient, à 1,5% en rythme annualisé, contre 2,1% au trimestre précédent, selon les données officielles publiées ce jeudi. Par rapport au premier trimestre, l'activité dans la première économie mondiale a progressé de 0,4%. Au final, l'Europe n'a pas remporté une course de vitesse. Mais alors qu'on l'attendait presque à l'arrêt, elle a réussi à avancer davantage que prévu. Et dans le contexte actuel, c'est déjà une petite victoire.
Série de l'été CDLT - Épisode 2 : Talon, plante, orteils ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Ouvrir dans le navigateur
Série de l'été CDLT - Épisode 2 : Talon, plante, orteils
❄️ Divers : Ciao les nazes est toujours dispo en librairiiiiie. Vous pouvez toujours me soutenir si vous voulez/pouvez sur le Tipeee de CDLT. La version audio de cet épisode avec un acting de qualité et des effets sonores… un peu intenses, est évidemment dispo dans le podcast CDLT sur toutes les plateformes.
📣 On continue avec la série de l’été CDLT ! Si vous avez loupé l’épisode 1, il est là . Où on en était : pour garder ses allocs, Lou est coincée par France Travail dans un stage de 4 jours type chanvre, énergies, sentir la terre et météo intérieure, avec Jordan et ses chaussettes trouées pour soutien moral. Pour valider, elle doit montrer une adhésion sincère. Mais c’est quoi bordel, une adhésion sincère ? Le prochain arrive jeudi prochain. Et si vous avez envie de lire les séries de l’été des années précédentes, les voici : À la recherche du time perdu / Qui a commandé du PQ 3 feuilles ?
Jour 2
J’ai fait une insomnie de compet’ : impossible de m’endormir jusqu’à , bien sûr, environ 45 minutes avant mon réveil.
Ce qui m’a empêchée de dormir, ironiquement… c’est l’absence de café.
J’ai découvert ladite absence hier, à midi, et je n’ai pas pu arrêter d’y penser depuis.
On venait de terminer notre repas arrosé de tisane (pois chiches, légumes rôtis, une purée rosâtre) (et oui j’admets, j’ai eu tort : pas de quinoa au déjeuner) (c’était pour le dîner) sur de grandes tables de ferme au milieu de la grande cuisine de ferme. Et au moment où j’ai commencé à chercher le café des yeux, Anne-Céleste est arrivée avec une grande carafe de “chicorée d'orge torréfiée”. Quand ma tronche s’est mise à glisser sous la table, elle a précisé, avec un sourire que je qualifierais de pervers : “Oui c'est la question que tout le monde pose le premier jour.” Ce n’était pas vraiment une question. Et elle n’y a pas apporté de réponse d’ailleurs. Autour de moi, aux regards désespérés de deux-trois personnes, dont Inès, j’ai vu qu’elles faisaient le même calcul que moi : encore trois jours et demi.
Sauf que moi, l’angoisse de ne pas avoir de café m’empêche davantage de dormir que le café lui-même. J’ai déjà tous les symptômes du manque : la tête brumeuse, la fébrilité, la mauvaise humeur… Bon ok, les deux derniers je les avais déjà . Mais là c’est pire.
Heureusement, l’après-midi a principalement consisté à remplir des fiches et des formulaires. Peu d’échanges, et donc peu de risques de sauter à la figure des gens. Il y avait une fiche “Contre-indications”, qui nous demandait nos antécédents sur douze générations. Problèmes cardiaques ? Asthme ? Épilepsie ? Vertiges ? Troubles anxieux ? Traitements en cours ? J’ai dit “non” à tout, par réflexe, puis j’ai signé une décharge sans la lire, avant de me dire que c’était pas très rassurant quand même. Il y avait aussi un autre questionnaire beaucoup plus rigolo, mais aussi beaucoup plus stressant, parce qu’à celui-là , on ne pouvait pas savoir quelle était la bonne réponse. “Décrivez votre rapport à l'eau. (Toutes les eaux.)” J’ai failli répondre : hyper utile entre deux bières pour éviter la migraine. J’ai aussi dû expliquer quelle saison j’étais (automne) (j’ai mis printemps), quel était mon rapport au silence (il m’angoisse) (j’ai dit qu’il m’aidait à me centrer), quelle odeur me rappelait mon enfance (la clope) (j’ai dit la colle UHU) et quelle matière ou matériau me mettait mal à l’aise (la merde) (j’ai dit l’huile).
Je sursaute : quelque part, un son monte. Grave et profond. Il se répète.
Un gong.
Quelqu'un se promène dans les couloirs avec un gong pour nous réveiller. Et je le sais sans avoir besoin de vérifier : la personne au gong sourit. J’ai envie de lui arracher les yeux et d’en faire des brochettes.
Il est 6h47, m’indique le gros réveil vintage à cristaux liquides sur la table de chevet. Dans 13 minutes, je retrouve Jordan pour notre pause clope clandestine. Ça me donne une raison de me lever.
Mal réveillée, mal lavée, mal lunée, j’arrive au spot qu’on a identifié la veille : derrière une cabane à outils, elle-même derrière un composteur, en bordure du bois, à côté d’un appentis où sèchent des bottes d’ail. Invisible depuis la maison, invisible depuis le jardin, en prime l’odeur de l’ail couvre celle de notre méfait.
Jordan est déjà là , assis sur une caisse retournée, sa clope pas encore allumée à la main.
"T'as bien dormi ?" il me demande. - Non. Toi ? - Comme un bébé. Y'a pas de bruit ici, c'est ouf.”
Parfois j’aimerais être un peu plus comme Jordan. Et puis je me souviens que c’est un Youtubeur à la retraite qui ne sait pas quoi faire de sa vie à 23 ans.
À la première taffe, il se passe un truc très agréable en moi. Bien sûr, il y a le pla